Il y a vingt-cinq ans, alors que j’étais un jeune anthropologue travaillant dans le nord de la Sibérie, les pêcheurs et les trappeurs autochtones que je côtoyais faisaient souvent des haltes rituelles pour offrir quelque chose à la toundra. Il s’agissait généralement de pièces de monnaie, des boutons ou d’allumettes. Des offrandes modestes mais considérées comme essentielles. Avant chaque nouveau départ en expédition de chasse ou de pêche, on me demandait ainsi si j’avais de la monnaie dans mon manteau. Et si ce n’était pas le cas, quelqu’un m’en donnait alors pour que j’en aie toujours à portée de main. D’autres cadeaux étaient aussi laissés sur notre passage, comme de la graisse de renne sauvage utilisée pour alimenter le feu.
Lire plus : Read More
Cet article est apparu en premier sur GoodPlanet mag’
